spacer spacer
Japan Digest
France Germany
UK
search
lundi, 06/02/2012 12:22CET
Accueil
le séisme au Japon
Liens
Événements en France
Évènements passés
Annonce
Insérer annonce
Société
Les habitants après le grand tremblement de terre
L'immobilier au Japon
Le miracle du 1/4 - Notre véritable histoire
La courte vie des gouvernements japonais
Le système éducatif japonais et les activités parascolaires
Lire les anciens articles
Culture
Écrire une lettre en japonais
Onsen ou les sources thermales japonaises
Mets du Nouvel An
Sélection de marques japonaises: idées de cadeaux pour Noël
Histoire de la restauration extérieure au Japon
Les courses hippiques au Japon
L'été, la saison des yôkais
Japon par-ci par-là
Lire les anciens articles
Gastronomie
La recette japonaise
Info Pratique
Sortir
Shopping en ligne
Quartier Opéra
Les liens utiles
Infos sur le Japon
Information générale
Obtenir le visa
Traitement médical
Moyen de transport
Moyen de communication
Actualités
Photo Japan Expo 09
Photo Japan Expo 08
 
Accueil arrow Japon par-ci par-là arrow Compte-rendu Voyage au Japon de juillet 2009 - 2

Japon par-ci par-la

Compte-rendu Voyage au Japon de juillet 2009 - 2
Guillaume Bassand   
lundi, 31/08/2009 10:14CET

Séjour à Tokyo

L’aventure a en fait commencé dès le départ en France. Avec un retard de 2h sur le trajet qui devait m’amener à Paris, la SNCF a rendu le début de voyage plein de rebondissement. Quelques heures plus tard, le vol JL406 de la Japan Airlines à destination de Narita International Airport décolle. Le vol se fait sans encombre. Seules quelques perturbations viennent secouer l’appareil mais cela dure peu de temps et ne se produit que deux ou trois fois durant tout le vol. Lors d’un vol aussi long, plusieurs choses peuvent venir marquer l’esprit : tout d’abord 3 heures après le décollage un spectacle saisissant s’offre à nous à travers le hublot, la lune émergeant des nuages comme le soleil se lève sur la mer. Le plus incroyable reste quand même l’apparition du soleil 2 heures plus tard alors qu’il était couché. Une conséquence de la route empruntée par l’avion. Nous survolons la Belgique, l’Allemagne, le Danemark. Puis nous passons au-dessus de la Russie et nous voyons défiler en-dessous de nous un paysage plat avec pour seul relief des cours d’eau énormes qui zèbrent le paysage. Ce n’est qu’après un somme de quelques heures que nous apercevons les paysages de la Sibérie. Puis vient enfin l’océan et les îles japonaises commencent à se montrer à travers les nuages.

L’avion commence à perdre de l’altitude et j’aperçois alors une myriade de toits bleus : c’est Narita. Je verrai plus tard au niveau du sol que cette mer de toits bleus est due à des tuiles vernies qui recouvrent un bon nombre d’habitation de Narita. Mis à part ce détail, peu d’indices indiquent que nous avons atterrit sur l’île nippone : la verdure aux abords de l’aéroport est relativement approchante de celle que l’on trouve en occident. Mais dès que les portes de l’avion s’ouvrent, le doute n’est plus possible. Tout d’abord le personnel de l’aéroport en uniforme et avec masques hygiéniques nous accueille et nous guide vers la navette qui relie les passerelles d’embarquement au bâtiment principal de l’aéroport. Cette navette est particulièrement différente des rames de métro habituelles car en effet, un seul rail disposé sur le côté suffit à la diriger. Le ton est donné : bienvenue au pays de la technologie !

L’atmosphère de l’aéroport est calme. Il n’y a pas un bruit, les gens déambulent en silence et en ordre. Il n’y a pas même pas foule. Après un passage au bureau de l’immigration où sont prises mes empreintes digitales ainsi qu’une photo, je passe enfin la douane et peux m’occuper de retirer mon Japan Rail Pass. Ce pass valable 14 jours ne peut être acheté qu’en dehors du Japon et s’adresse exclusivement à des étrangers en visite temporaire (donc un maximum de 2 mois sur le territoire japonais). Ce pass est réellement intéressant car pour 400 euros environ, il m’est possible d’emprunter sans frais supplémentaire l’ensemble des transports en commun gérés par le groupe Japan Rail (JR). Cela inclut bien sûr tous les trains locaux mais aussi les Shinkansen, certains bus longues distances et ferry. Enfin il permet également d’emprunter gratuitement la Yamanote Line, ligne ferroviaire très pratique faisant le tour de Tokyo. Pour le moment, une chose mérite à être précisé : les japonais se mettent effectivement en quatre pour aider les touristes étrangers, allant jusqu’à les accompagner là où ils désirent aller. De même, la réservation de mes déplacements pour la totalité de mon séjour sur le réseau JR s’est fait très simplement et de manière agréable grâce à l’employée de la boutique JR. De plus, sans avoir rien demandé, toutes mes réservations ont été réalisées pour des places côté fenêtre dans les trains, afin de permettre au touriste que je suis de profiter pleinement de mes déplacements pour admirer le paysage de l’île. Un sens du détail qui au final fait toute la différence. Finalement, il est temps de prendre le Narita Express, direction Shinjuku et mon auberge de jeunesse.

C’est à ce moment-là qu’on ressent pleinement le fait d’être arrivé dans un autre pays : au détour d’un virage se découvrent des plantations de riz et une pagode en fond qui placent le décor. La première impression que l’on a sur le Narita Express doit être qu’il s’agit d’un train silencieux, confortable, rapide et qui est pratique grâce aux technologies employées. En effet, un bandeau lumineux fait défiler le nom des prochaines stations, les dernières nouvelles, politiques, économiques, de santé, etc. Et tout ceci en japonais et en anglais. Enfin, le dernier point remarquable de ce train est l’affichage sur une carte de la position du train et de ses arrêts. Très appréciables sur un long trajet comme celui-ci (environ 1h15).

Arrivée à la station de Shinjuku, c’est la découverte des lignes de train locales. Comme il était alors 16h40 et des poussières le train n’était pas bondé. Deux stations plus loin, me voici arrivé et je sors de la station. Autour de la station de Sangubashi, les rues sont petites avec relativement peu de monde mais tout cela semble bien vivant. Comme toujours les gens sont aimables et très serviables, même quand ils ne savent pas un mot d’anglais ils se démènent pour vous trouver une solution, ou au moins quelqu’un qui pourra mieux vous aider. Devant la nécessité de retirer de l’argent avec ma carte bancaire étrangère, j’ai pu remarquer que seules certaines banques permettaient les retraits de yen avec de telles cartes. Le plus pratique et intéressant reste le retrait auprès la banque postale japonaise (JP Bank) car on peut trouver ces distributeurs même dans le village le plus reculé du Japon.

L’auberge de jeunesse dans laquelle je séjourne fait partie d’un complexe sportif destiné à accueillir de jeunes sportifs. Je croise sur mon chemin deux ou trois équipes reconnaissables à leurs uniformes distincts. Le soir, trop épuisé pour faire quoi que ce soit, je me promène dans le complexe et découvre le mini-combini, les différentes infrastructures, et fini par découvrir le système des bains japonais, bien qu’à mon étage peu de gens semblent l’utiliser aux heures où je m’y rends.

Une première journée au Japon éreintante qui m’aura laissé entre-apercevoir une partie de ce Tokyo gigantesque.

Vendredi 10 juillet, je pars à 9h pour Shinjuku. Le train est un peu plus impressionnant que la dernière fois : il est bondé par les gens qui vont au bureau ou à l’école. Heureusement il s’agit d’une petite ligne locale et je ne me retrouverai pas entassé dans le wagon sans pouvoir bouger. Arrivé à Shinjuku, ce sont les grands immeubles, mais pas autant que ce que je pensais. Il n’y a qu’un pâté d’immeuble ça et là, le reste étant constitué d’habitations à 2, 3 voire 4 étages. Rien de bien très haut. Les quartiers un peu plus peuplés peuvent monter jusqu’à une vingtaine d’étage tout de même. Du moins Yodobashi Camera me semble être un magasin tout à fait normal et banal. A ceci près que tout est écrit en japonais. Au final j’étais venu acheter un appareil photo, je ne ressors pas déçu de ce magasin : j’ai maintenant un appareil photo de taille correcte à un prix abordable de moins de ¥20,000. Le tout sans les taxes à payer ! Quel pays merveilleux ce Japon. Après déambulations dans les rues de Shinjuku, je maîtrise le quartier directement autour de la gare et je peux me rendre plusieurs fois au bureau de poste aisément. Continuant ma route, je fini par arriver au Tokyo Metropolitan Government building. Un building impressionnant qui m’a peut-être fait voir les immeubles déjà hauts autour de la gare de Shinjuku comme ridiculement petit. Ce bâtiment aux deux tours immenses possède un observatoire accessible gratuitement pour les visiteurs. Alors que je me dirige vers les ascenseurs, une nuée de personnes s’approche de moi en lançant des Irasshaimase (bienvenue) m’invitant à venir dans une boutique spéciale pour touriste présentant différents produits locaux. On se croirait plus dans un centre commercial qu’un grand hôtel de ville d’une mégalopole. Impressionnant aussi, c’est l’ascenseur qui nous propulse au 45e étage. Tout ceci en moins d’une minute. Autant dire qu’il faut équilibrer la pression dans les oreilles régulièrement.

Tokyo
Shinjuku

En haut de l’observatoire sud, on trouve une boutique de souvenirs-cadeaux-jouets ainsi qu’un café « italien ». Mais le plus intéressant dans cette tour, c’est sa verrière panoramique qui laisse voir la ville de Tokyo dans toute sa splendeur. D’ailleurs avec les nuages plutôt bas, on avait l’impression de voir une ville qui n’avait pas de bordures, dont les limites se perdaient dans la brume. Le seul point négatif est qu’il ne m’a donc pas été possible d’apercevoir le Mont Fuji.

Shinjuku

Une fois redescendu, je m’arrête à une cafeteria attenante au building. L’ambiance y est sympathique, et la nourriture est bien un des seuls sujets qui ne nécessite pas forcément de connaître la langue pour y avoir droit. Je choisis pour ce midi un Kare Raisu (Riz avec du curry et des morceaux de porc). O joie, tout ceci pour ¥680 avec l’eau et le thé vert à volonté. Grandement appréciable par cette chaleur.

Enfin, la soirée se conclue par un retour triomphal (après s'être perdu dans Shinjuku un moment), les pieds fatigués d'avoir tant marché. Un bon petit dîner dans un restaurant pas cher clôt cette journée, avec vue sur les immeubles tokyoïtes illuminés, avec leurs feux de signalement rouges pour les avions, et la Tokyo Tower en fond, elle aussi illuminée.

Les jours suivant je me promène dans les différents quartiers et découvre ces piétons attendant bien sagement le passage du feu piéton au vert pour traverser, les écrans géant sur les façades des immeubles et tant d’autres choses que j’ai déjà pu voir en photo.

Côté culturel, je découvre également le petit-déjeuner "japonais". En effet c'est mon premier matin où je peux le prendre et pour quelqu'un qui ne n’en a pas l’habitude, le riz dès le matin est un peu difficile au début. Surtout un bol entier ! Si on ajoute l'omelette et les petits morceaux de viande, c'est réellement un vrai repas à part entière, uniquement salé.

Par contre, la palme d’or revient à la soupe miso. A n’importe quel repas, un bon bol de soupe au miso est toujours agréable !

Comme hier, le voyage dans le train se passe sans aucun souci, à peine moins de monde alors que je pars cette fois à 8h30. Première utilisation du Japan Rail Pass. Il va se montrer très intéressant car je fais ainsi "gratuitement" le tour complet de Tokyo pour aller à Tokyo Station. Direction le palais impérial. En fait, une fois arrivé devant ledit bâtiment, déception : aucune partie n'est ouverte au public. Photos uniquement des murailles, des douves et des portes. Mais qu'à cela ne tienne, il n'est que 10h, j'ai donc du temps pour faire autre chose. Soudain j'aperçois dans mon champ de vision la Tokyo Tower. La prochaine destination est toute trouvée.

Koukyo, Imperial Palace

Cette fois je me décide à prendre le métro pour la première fois. J'avoue que j'ai triché jusqu'à maintenant : concernant le fameux métro de Tokyo réputé difficilement compréhensible, je n'avais pris pour l'instant que des lignes de chemin de fer. Mais attention, j'estime que la difficulté est quasi identique : c'est-à-dire proche de zéro. Mais je reviendrai sur les difficultés à trouver son chemin dans Tokyo.

Je prends le métro à la station Hibiya et descends deux stations plus loin. Là, facile, il suffit de lever les yeux au ciel pour se diriger. Une fois arrivée, je suis soulagé : il y a largement moins d'attente (et de monde) que pour la tour Eiffel. Encore heureux, il n'y a que 3 ascenseurs plutôt petits pour amener les gens à l'étage.

Tokyo Tower

Une fois arrivé en haut, le spectacle est plutôt saisissant. Je dis plutôt car comme hier, des nuages recouvrent le ciel de Tokyo. Pas de chance, on ne verra toujours pas jusqu'aux confins de Tokyo dans ces conditions. Ce qui est plutôt drôle c'est que la Tokyo Tower a été construite sur le modèle de la Tour Eiffel et que dans les brochures distribuées on peut voir régulièrement : plus grand que la Tour Eiffel (333m au lieu de 312m...) et plus légère. Les japonais aiment vraiment la France et tout ce que l’on peut y trouver. On trouve bien de la Volvic, de l'Evian et du Kiri dans tous les combini du coin (et ce à prix presque égal voire inférieure à l'eau locale !).

Tokyo

Après toutes ces péripéties, retour à la Yamanote Line. Cette fois je me rends à nouveau à Harajuku : j'avais oublié de prendre en photo l'immeuble de Laforet. Jusqu'à un certain point ça allait. Cette fois je fais Omote-sando dans sa totalité et je vais même jusqu'à pousser la porte de l'immeuble de Kawai, constructeur de piano. Là je peux essayer sans aucun problème des pianos du fabricant à environ 3,000,000 de yens. Puis je retourne dans la rue. J'ai beau m'éloigner dans des ruelles avoisinantes, je ne trouve pas de gothic lolitas et c'est bien dommage, il manquera cette partie du Japon que l’on aperçoit toujours à la Japan Expo. Je n'ai plus beaucoup de temps donc je m'en retourne vers la station. C'est à peu près à ce moment-là que je me rends compte que nous sommes un samedi après-midi...la foule se fait de plus en plus dense. Mais le pire reste à venir.

Je descends donc à Shinjuku. Là je recherche un magasin de livres qui se trouve dans la Shinjuku-dori, une rue très commerçante. Mis à part les mégaphones et les cris des commerçants qui veulent attirer le client chez eux dans mon oreille, je ne parviens pas à trouver ledit magasin et je trouve qu'il y a de plus en plus de monde, impossible de bouger, ou plutôt, impossible de ne pas bouger ! On se fait emporter par le flot. Je tourne en rond, je me perds, mais je suis sûr que c'est la bonne rue, le bon coin. Je m'apprête à demander mon chemin quand soudain je lis : Kinokuniya, le fameux magasin !

En entrant à l'intérieur je dois me rendre à l'évidence : un samedi après-midi dans cette rue c'est horrible pour un touriste. Les ascenseurs sont bondés et mettent environ 3 à 6 minutes pour arriver à l'étage où on l'appelle (pour finalement ne pas rentrer dedans faute de place). C'est donc 7 étages à pied. Bagatelle. Je trouve finalement mon bonheur.

Le retour à la gare est encore plus difficile. Mais le pire reste à venir dans la gare même où on se marcherait presque dessus. Pour couronner le tout, je prends l'entrée la plus proche, autrement dit une que je ne connais pas. C'est très facile de s'orienter dans les transports de Tokyo, sauf quand il y a du monde. Tout d’un coup le paysage devient moins familier et il est plus difficile de s’y retrouver.

Pour conclure sur ce séjour à Tokyo, une petite note culturelle : les japonais sont des gens très bien élevés qui respectent les règles et les lois. Et ce n’est pas plus mal ! Il est par exemple interdit de fumer dans la rue. Des zones spéciales pour fumeurs peuvent apparaitre à un carrefour ou dans un coin d’une gare. Un bon compromis entre l’interdiction totale de fumer dans les lieux publics et la préservation des libertés individuelles. Malheureusement il semblerait que ceci ne soit possible que dans un tel pays où la police sert plus à orienter les touristes perdus qu’à réprimander le citoyen contrevenant. Enfin certains restaurant ont des zones fumeurs et des zones non fumeurs. Pour avoir essayé de déjeuner dans une zone pour fumeurs alors que je ne fume pas, je peux dire que les japonais sont vraiment très forts : je n’ai pas senti l’odeur de fumée de mes voisins durant tout le repas. La ventilation est tellement bien étudiée qu’une zone fumeurs ne contribue en rien à gêner les autres usagers d’un lieu public. A nouveau ce sens du détail qui change tout.


  spacer  
RSS
Japan par-ci par-là
eBook
Promotion
Voyages à la Carte
Météo
TOKYO
4°C
spacer spacer