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Japon par-ci par-la

Compte-rendu Voyage au Japon de juillet 2009 - 3
Guillaume Bassand   
lundi, 07/09/2009 10:51CET

Séjour à Nikko,
préfecture de Tochigi

Après toutes ces aventures, départ pour Tokyo Station. J’arrive là-bas à 11h et dépose ma valise dans un Koin Lokka (Coin Locker). Ensuite commence l’aventure la plus périlleuse qui soit : ayant oublié un certain médicament en France, il faut que je trouve une pharmacie. Et je n’ai pas le temps d’aller dans un hôpital pour voir quelqu’un qui parlera anglais. Direction le centre commercial souterrain de Yasue. Me faisant indiquer le chemin, je descends au sous-sol et trouve non sans mal la pharmacie en question : Maruzen. En fait, le seul rayonnage qui fait penser à une pharmacie dans le type occidental se trouve derrière le comptoir, le reste faisant penser à de la parapharmacie dans un supermarché. Après vérification, je sais que je suis en fait au bon endroit. Avec quelques gestes et mes maigres connaissances du japonais, je parviens à lui indiquer ce que je recherche. Il me sort alors deux médicaments et j’en choisis un, légèrement au hasard je dois l’avouer et guidé par les quelques mots d’anglais sur la boîte indiquant les symptômes traités. Au final je lui extirpe également la posologie à l’aide d’indications gestuelles et repars pour trouver un coin où manger. Finalement je porte mon dévolue sur une enseigne familière : Paul. Je peux donc confirmer : le pain est exactement le même ! Mais pas le prix. Le sandwich a beau venir de chez Paul Tokyo (ce qui sonne autrement plus classe que Paul Paris), le sandwich avec pain à l’ancienne, fromage, jambon, tomate, salade ainsi que de l’eau me reviennent à 580 yens, soit 4,64 euros. Quand on sait qu’un stupide jambon beurre vaut minimum 5 euros à Paris, sans être de la marque Paul, on peut se poser des questions. Surtout que je n’ai encore vu ni moulin ni champ de blé ici !

L’aventure tokyoïte prend alors fin avec mon départ en Shinkansen, ce TGV made in Japan très agréable et confortable : Sur chaque rangée se trouve 5 sièges, 2 d’un côté de l’allée, 3 de l’autre, et l’allée permet le passage de deux personnes de front sans aucun problème. J’ai bien vérifié, j’étais bien en seconde classe. Comme dans tous les trains japonais, j’ai fini par faire un petit somme, suffisamment court pour tout de même apprécier le paysage. La meilleure partie du voyage restera tout de même la ligne de Utsunomiya à Nikko dans un train composé seulement de 2 wagons et ayant l’air plus ancien que les autres. Ceci n’est qu’une façade en réalité car même les trains les plus anciens ont la climatisation.

Au fur et à mesure que je m’enfonce dans les montagnes grâce à ce train, les gens me regardent de plus en plus, comme étonnés de voir un gaikokujin(étranger) ici, dans la campagne. Moi-même je ne croise aucun autre étranger dans ce train.

Arrivé au ryokan Annex Turtle Hotori-an, je suis tout de suite charmé par ma chambre, petite certes, mais si accueillante. Etant plutôt fatigué, je préfère manger sur place plutôt que chercher un restaurant dans les environs. Mais le mieux reste l’onsen. Une fois mon repas terminé, je monte dans la chambre et me change en yukata pour aller rendre visite à ce fameux onsen. Une fois dans la salle d’eau commune, je me lave puis pénètre dans l’eau brulante de l’Onsen. En effet, y aller vite est une très mauvaise idée. Mieux vaut prendre son temps. Mais une fois à l’intérieur l’effet est quasi-immédiat : on ressent déjà les muscles se détendre, la circulation sanguine dans les jambes s’effectue mieux (ou alors des douleurs causées par la marche forcée dans Tokyo se sont réveillées).

Ryokan

Petit déjeuner sympathique à 8h30 le lendemain composé d’un kiwi, d’un morceau de pastèque, d’une banane, quelques cerises, un œuf dur dans un coquetier, deux morceaux de pain qui ont été cuits à la poêle et un morceau de pain aux raisins également poêlé. Les horaires des repas sont en général assez stricts. En effet le petit-déjeuner est souvent servi dans les ryokan entre 7h et 8h30 uniquement. De même, la plupart des restaurants commencent à servir vers 17h le soir et terminent à 19h ou 20h. Seuls certains restaurants dits familiaux vont parfois jusqu’à terminer le service vers 22h.

A Nikko se trouvent pas mal de temples et autres lieux classés au patrimoine mondial. Je décide alors d’aller voir le temple dit Tosho-gu. Là se trouve la tombe de Inueyasha, le premier Shogun qui fit déplacer la capitale à Edo, l’actuelle Tokyo. Ainsi l’on retrouve dans Tokyo sa marque à peu près partout dans les anciens quartiers. Après une petite marche puis une légère montée dans la montagne environnante, j’arrive au lieu dit. A noter que je l’ai trouvé un peu par hasard, tous les panneaux étant écrits en japonais, et uniquement en kanjis. Sur place je suis étonné du monde qu’il y a. Tandis que dans le village même de Nikko on ne croise pas énormément de monde (certes, comparé à Tokyo), ici des foules de touristes se pressent devant les divers temples qui composent ce lieu. Et des touristes japonais : pas moins de 8 cars d’écoliers japonais ont déposés des classes entières sur les lieux.

Au passage, j’ai découvert une chose forte intéressante sur les appels internationaux passés depuis une cabine publique : bien évidemment ces appels ne sont possibles que depuis un téléphone gris ; les téléphones verts ne pouvant passer que des appels locaux. Mais la révélation venait d’ailleurs : jusqu’à maintenant on m’a toujours indiqué qu’il fallait composer le numéro 0033-010-indicateur de pays-numéro désiré. Mais bizarrement je n’ai jamais réussi à joindre la France de cette manière. J’ai alors remarqué dans une cabine où l’information était indiquée que ce numéro est celui d’un appel direct vers l’international et supporté par l’opérateur de télécommunication national NTT. Remarquant que l’on peut également passer par un autre opérateur, je choisi KDDI avec qui mon premier appel a fonctionné lorsque j’ai acheté une de leurs cartes prépayées. Le numéro est alors 001-010-indicateur-numéro et ô miracle : cela fonctionne ! En conclusion, voici bien la preuve que la privatisation peut marcher. Question de mentalité et de société.

Peu de choses à dire sur cette journée et la ville en elle-même. Les photos parlent d’elles-mêmes j’imagine. La seule chose assez nouvelle a été la pluie. En sortant du combini local, je me suis retrouvé sous une pluie battante. Le temps de me réfugier sous un portique d’un temple voisin j’étais trempé. Ce qui a d’ailleurs bien fait rire les quelques japonais également présents mais largement moins mouillés que moi ! En rentrant je me dirige droit vers l’onsen. La différence de température y est radicale mais cela fait vraiment du bien.

Au final j’aperçois un semblant de conclusion de mon passage dans un village aussi reculé (mais pas trop) du Japon : ils ne parlent vraiment anglais que dans les grandes villes. Les villages ou les plus petites villes sont vraiment l’occasion de pratiquer et améliorer son japonais, ou bien d’être complètement perdu.

Le 14 juillet j'ai pris la décision de dépenser mes yens en bus. 1,030 yens le voyage pour aller à Chuzenji. Sur le chemin je m'arrête sur une esplanade d'où on peut prendre un funiculaire pour une station d'observation donnant une vue assez vaste de la région de Kanto.

Comme me l'ont indiqué les membres du groupe de voyage d'Intrepid (agence de voyage australienne), les chutes de Kegon sont impressionnantes.

taki

Mais je ne peux pas rester très longtemps, la suite du programme est chargée en déplacements. Je reprends donc le bus pour 1,000 yens et quelques, direction Nikko. Arrivé dans le village, je me dirige à nouveau vers Toshogu. Mais cette fois je continue mon chemin pour sortir dans la montagne. Le chemin de grosses pierres n'est pas l'idéal pour se déplacer, mais tant qu'il ne pleut pas je ne risque pas trop de tomber. Ce n'est qu'après une marche d'environ 10 à 20 minutes que j'arrive enfin au temple de Takinoo. Ce temple est célèbre au niveau local pour son Tori surmonté d'une pierre trouée en son milieu. La légende veut que si l'on parvient à faire passer un caillou à travers ce trou, les souhaits du lanceur seront exaucés.

Japon
Shrine

La journée s'est terminée au final par une petite visite au Bakejizo non loin de l'hôtel.

Ojizo san



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