Petit aperçu d'ingrédients
typiques japonais
Le boom de la cuisine nippone en France a vu l'ouverture de nombreux
restaurants japonais, tout comme l'augmentation du nombre de recettes écrites en
français destinées à ceux qui souhaitent mettre en pratique à la maison. Internet
propose d'ailleurs une grande variété de sites consacrés à ce sujet, mais on peut penser
que les personnes ayant vraiment tenté l'aventure ne sont pas si nombreuses. Et même
pour les plus téméraires, sans doute souhaitent-ils s'y adonner plus souvent. C'est pour
cela que nous allons ici tenter de vous présenter ce que l'on pourrait appeler les bases de
la cuisine familiale japonaise, à savoir les condiments et quelques ingrédients typiques de
l'archipel. Rassurez-vous, nous avons sélectionné des produits que vous pouvez facilement
trouver en France!
(Texte par Ayumi Le Hoang, Traduit en français par Thibault. C)
Le miso
Indispensable au même titre que la
sauce de soja, le miso est réalisé à partir
de fèves de soja et de riz fermentés.
Miso rouge, blanc, ou bien mélange
des deux (awasemiso), on en trouve différentes variétés. Le rouge ayant une
période de fermentation plus longue, il sera plus salé alors que le blanc, plus riche
en champignon aspergillus, aura une saveur plus sucrée. Le awasemiso possède un
goût situé entre les deux. Selon les plats ou la région d'où l'on est, on utilise l'une
ou l'autre de ces variétés. On dit d'ailleurs que l'on peut deviner l'origine d'une
personne en dégustant sa soupe au miso. On peut également ajouter du miso pour
assaisonner les salades ou bien griller de la viande ou du poisson.
La sauce mirin
Elle est également autant quasi indispensable
que la sauce de soja et le miso, et est essentiellement
composée d'alcool et de sucre. On la trouve dans les
boutiques d'alimentation japonaise, mais il est possible
d'en réaliser soi-même en mélangeant du sucre avec
du saké ou du vin blanc. Vous obtiendrez ainsi un goût
proche de la sauce mirin si vous ajustez 3 doses de
saké ou de vin blanc pour 1 dose de sucre. Cette sauce
permet notamment de supprimer l'odeur de la viande
ou du poisson ainsi que de faire pénétrer les saveurs
dans les ingrédients.
Lamelles de viandes et
porc haché
Normalement, pour réaliser un gyûdon ou un
sukiyaki, les Japonais utilisent de très fines tranches de
boeuf, mais cela ne se vend pas dans les magasins en
France. On peut toujours tenter de couper finement les
tranches achetées en magasin, mais le résultat ne sera
toujours pas satisfaisant. La viande préparée en magasin
est bien entendu beaucoup plus savoureuse. Au même
titre, on ne trouve pas en France la viande de porc hachée destinée notamment à la
confection des gyôza. On peut toujours acheter de la poitrine de porc et la hacher
soi-même, mais cela prend du temps. Il est donc pratique de s'en procurer dans les
boutiques d'alimentation japonaise qui pour la plupart en proposent. Ainsi, vous
pourrez faire chez vous votre gyûdon ou vos gyôza !
Konnyaku Le imo étant une sorte de pomme de terre, le
konnyaku est fabriqué à partir de la konnyakuimo de
la race des satoimo, et se présente sous la forme d'une
sorte de pâte caoutchouteuse au goût particulier. Au
Japon, on le surnomme « balais de l'estomac » ou
encore « décrasseur de sable », car la richesse de ses
fibres à un effet nettoyant des résidus non nécessaires
à l'organisme. Son taux calorique proche de zéro fait
de lui l'aliment par excellence des régimes ! Au Japon,
il constitue l'un des ingrédients du oden, et on le trouve également dans le tonjiru.
Faites bouillir pendant 10 minutes du konnyaku préalablement coupé en tranches
de 2 cm d'épaisseur. Ajoutez-y une sauce chauffée au four à micro-ondes que vous
aurez confectionné en mélangeant 2 cuillères à soupe de miso et 1 cuillère à soupe
de sucre, et vous obtiendrez un miso-dengaku!
Nattô
Obtenu à partir de fèves de soja fermentées, il se
distingue par sa forte odeur particulière (qui pourrait
faire penser à une odeur de pieds!) et son aspect
gluant qui le rende difficile à manger. Tout comme
les Français amateurs ou non de fromage « bleu »,
les Japonais sont partagés sur leur affection pour le
nattô. Pour les débutants, nous recommandons les hikiwari-nattô, qui sont faits à
partir de fèves concassées. Lavez-les pour enlever leur texture gluante, ajoutez-y un
peu de moutarde, un jaune d'oeuf, la sauce fournie avec, de la ciboulette à votre
convenance, et mélangez le tout.
Le poisson
Dans les magasins français, on peut
faci lement se procurer du saumon, de
la daurade ou encore du thon, et il est
également possible d'obtenir congelés des
sashimi ou bien des poissons introuvables chez
votre poissonnier. Vous pouvez ainsi vous
procurer du sanma (balaou du Japon), hokke
(maquereau du Japon) et autre aji (chinchard) séché, mais attention à la fumée et
aux odeurs lorsque vous les cuisinerez! Avec les poissons grillés, n'hésitez pas à
ajouter du navet râpé pour un résultat typique !
Shiso
Cet te herbe de l'archipel est une
sorte de basilic japonais, consommé
presqu'uniquement cru. Il possède un parfum
particulier qui permet de neutraliser l'odeur
du poisson cru, et son effet anti propagation
des microbes fait qu'on l'utilise souvent avec
les sashimi ou comme décoration.
Yuzu
Il s'agit d'un agrume que l'on trouve
principalement en Asie de l'Est. On utilise son
jus dans la cuisine japonaise pour assaisonner
ou acidifier, et on ajoute souvent sa chair
et sa peau, qu'il soit jaune à maturité ou
bien vert et pas encore mûr. En râpant un
peu de zeste sur vos carpaccios ou dans vos
assaisonnements de salade, vous y ajouterez la saveur particulière du yuzu.
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