spacer spacer
Advertisement
Japan Digest
France Germany
UK
search
samedi, 19/05/2012 07:08CET
Accueil
le séisme au Japon
Liens
Événements en France
Évènements passés
Annonce
Insérer annonce
Etudions le japonais
La saison des pluies
Agir en adéquation avec les circonstances
Société
Les habitants après le grand tremblement de terre
L'immobilier au Japon
Le miracle du 1/4 - Notre véritable histoire
La courte vie des gouvernements japonais
Le système éducatif japonais et les activités parascolaires
Lire les anciens articles
Culture
Les Japonais et les jours fériés
Mangaka Hagio Moto
La culture du hanami
Le marché de Tsukiji ou la cuisine de Tokyo
Écrire une lettre en japonais
Onsen ou les sources thermales japonaises
Mets du Nouvel An
Japon par-ci par-là
Lire les anciens articles
Gastronomie
La recette japonaise
Info Pratique
Sortir
Shopping en ligne
Quartier Opéra
Les liens utiles
Infos sur le Japon
Information générale
Obtenir le visa
Traitement médical
Moyen de transport
Moyen de communication
Actualités
Photo Japan Expo 09
Photo Japan Expo 08
 
Accueil arrow Lire les anciens articles arrow Les courses hippiques au Japon


mardi, 13/09/2011 10:00CET

Les courses hippiques au Japon

Les entrées à l'hippodrome sont nombreuses, et le Japon est le pays qui connaît les plus importantes recettes de vente de tickets de pari. Les courses hippiques ont toujours été représentées dans la littérature, le cinéma ou encore les jeux vidéo, et parfois même apparaissent des « chevaux idoles ». Découvrons donc aujourd'hui l'histoire des courses hippiques japonaises.

(Texte : Kei Okishima, Traduit en français: Thierry.C)


Chronologie de l'hippisme au Japon

C'est en 1862 qu'est pour la première fois organisée à Yokohama par des résidents étrangers une « course de chevaux à l'occidentale ». Cet évènement constitue la première forme de l'hippisme japonais d'aujourd'hui. Huit ans plus tard, des Japonais organisent une manifestation similaire comme « offrande » à l'occasion de la grande fête du temple Tokyo Shokonsha (actuel sanctuaire Yasukuni Jinja). Par la suite, plusieurs autres courses auront lieu mais sans perdurer longtemps.

Mais à l'occasion des guerres sino et russo-japonaises, on se rend compte que la conformation (symétrie et harmonie des lignes de l'animal) et les capacités des chevaux japonais sont bien inférieures à leurs équivalents occidentaux. Ainsi, après la Restauration de Meiji (1868), le Japon se familiarise avec les techniques et la zootechnie occidentales, et importe différentes races de chevaux étrangers pour améliorer le cheptel national.

En faisant courir les chevaux dans ce contexte, on se rend compte de l'efficacité dans la production de bêtes de course, et en 1905, le gouvernement donne son accord tacite aux paris et aux courses à la Société des Courses Hippiques de Tokyo. En novembre et décembre 1906, quatre courses incluant la vente de tickets de pari sont pour la première fois organisées par des Japonais.

Cependant, la ferveur est telle que de nombreux problèmes d'endettement surviennent, menant deux ans plus tard en 1908 à l'interdiction des paris hippiques. A partir de 1909, les courses hippiques se dérouleront quatorze années durant sans paris.

En 1923, les paris hippiques sont finalement reconnus légalement, et une loi sur les courses hippiques est mise en vigueur. Ce texte autorise l'organisation de courses avec pari par les 11 clubs hippiques de Sapporo, Hakodate, Fukushima, Niigata, Nakayama, Tokyo, Nihon Race (Yokohama), Kyôto, Kôbe, Kokura et Miyazaki.

En 1936, une réforme importante de la loi est opérée. Les 11 cercles existants seront dissous en 1937 et dans l'objectif d'améliorer les chevaux, fusionneront avec les pleins pouvoirs pour constituer une entreprise semi-publique, la Société Japonaise des Courses Hippiques.

Après la Seconde Guerre Mondiale, un nouveau texte est voté. Désormais, est institué un système de courses nationales (par la suite centrales) et régionales. En 1954 est créé un établissement public sous investissement de l'État, la Société Centrale Japonaise des Courses Hippiques (Japan Racing Association).


Devenir propriétaire d'un cheval

Au Japon, les conditions pour devenir propriétaire d'un cheval sont plus contraignantes qu'à l'étranger, surtout concernant le niveau de patrimoine. Concrètement, on estime qu'il faut disposer d'un revenu régulier annuel d'au moins 18 millions de yens (environ 166 000 euros), ainsi que d'un patrimoine personnel (mobilier, épargne, bourses) supérieur à 90 millions de yens (environ 830 000 euros). En effet, on considère que l'entretien d'un cheval (apprentissage et vie à l'écurie, nourriture) revient à environ 600 à 700 000 yens/mois (environ 5500 à 6400 euros/mois), ce qui justifie de disposer d'un revenu important régulier et stable sous peine de ne pouvoir assumer. C'est pour cela qu'il est très difficile de devenir seul propriétaire d'un cheval. Des cercles (hitokuchi club) ont donc mis au point un système de participation par prise de parts d'un cheval (hitokuchi banushi), divisé en 40 à 500 parts. Ce système s'adresse particulièrement aux salariés auprès desquels il connaît un fort succès.


Les cours hippiques imprégnées dans la société japonaise

Contrairement à la France où les courses de chevaux sont à l'origine un passe-temps de riches propriétaires désirant affronter leurs bêtes, les courses hippiques japonaises proviennent des paris et n'ont donc pas de connotation de luxe.

Pour cette raison, les courses centrales sont organisées le week-end car beaucoup de personnes sortent pour se distraire et les capacités d'accueil sont très importantes. Par ailleurs, les courses de chevaux japonaises sont largement rapportées dans les médias, autre raison de leur imprégnation dans la société.


Les chevaux idoles et le boom des courses hippiques

En collaborant intelligemment avec les médias pour raconter aux masses l'histoire d'un cheval, il arrive quelques fois que la JRA présente un cheval extraordinaire dont le cadre dépasse les simples courses. Ces chevaux permettent d'augmenter la popularité des courses. En voici quelques exemples :


• Haiseiko (1970-2000)

A ses débuts en 1973 à l'hippodrome régional de Ooi (Tokyo), Haiseiko est toujours loin devant le deuxième avec des statistiques de 6 courses 6 victoires, ce qui lui permet d'accéder aux courses centrales. A cette époque, on disait que « le monstre des courses régionales entrait en central ». Il gagne ainsi contre les meilleurs, remporte les prix Yayoi, Satsuki et la coupe NHK, totalisant 10 victoires depuis ses débuts. Dans ce contexte, le pays connaît une véritable ferveur nationale pour Haiseiko, que l'on considère comme le premier boom hippique.

Mais ne pouvant faire face au soutien de sa popularité écrasante, il connaît ses premières défaites depuis ses débuts en terminant troisième, puis en étant ensuite plusieurs fois distancé. Malgré cela, il continua à avoir de nombreux fans.


• Oguri Cap (1985-2010)

Connaissant à peu près le même succès que Haiseiko, Oguri Cap est à l'origine du second boom hippique. Après ses débuts en courses régionales à l'hippodrome de Kasamatsu, il obtient 10 victoires sur 12 courses et entre au niveau national en 1988. Par la suite, il remporte tous les prix et ne cesse d'établir de nouveaux records . Après cela, il alterne les mauvaises passes et les rémissions, et connaît un passage à vide soudain lors de sa dernière saison. Il termine onzième à la Japan Cup, et beaucoup commencent à penser qu'il est sur la fin. Cependant, lors de sa dernière course à l'occasion du prix Arima Kinen, il prend la tête dans les cent derniers mètres et finit premier. C'est ainsi qu'il termina sa carrière en beauté.

Les exploits de ces chevaux idoles attirèrent particulièrement les personnes à l'origine peu intéressées par les courses hippiques et les jeunes filles. Des poupées à l'effigie des pur-sang et reprenant leurs caractéristiques comme la couleur des poils remportèrent notamment un énorme succès, tout comme des jeux vidéo de simulation d'entrainement, ainsi que des mangas ayant pour thème le milieu des courses hippiques. Par ailleurs, à l'occasion de la disparition d'Oguri Cap en 2010, environ 700 personnes étaient présentes à la cérémonie en son hommage.


Comment s'amuser aux courses japonaises pour un Français?

En général, le prix d'entrée est d'environ 200 yens (1,80 euros), il est donc aisé de s'y rendre. Il y a moins de genres de tickets de pari qu'en France, mais si vous ne connaissez pas la façon de miser, il vaut mieux se focaliser sur un seul cheval.

Les différents tickets de pari au Japon

Simple gagnant

On désigne le cheval gagnant en achetant le ticket de pari correspondant à son dossard.

Pari multi

Pour les courses de 8 chevaux et plus, il faut trouver le cheval qui finira Premier, Deuxième ou Troisième. Pour celles de 7 chevaux et moins, il faut trouver celui qui terminera Premier ou Deuxième. Ce ticket n'est pas vendu pour les courses de 4 chevaux et moins. Comme pour le simple gagnant, il suffit de désigner le numéro du cheval.

Victoires

On y trouve le couplé de groupe, le couplé gagnant, le couplé placé, le couplé ordre, le trio, et le trio ordre.

Le couplé de groupe

Ce pari ne s'effectue que pour les courses de 9 chevaux et plus. Il faut sélectionner deux groupes de chevaux qui finiront Premier et Deuxième dans le désordre.

Le couplé gagnant

Il faut sélectionner deux chevaux par numéro de cheval qui finiront Premier et Deuxième dans le désordre.

Le couplé placé

Il faut trouver 2 chevaux par numéro de cheval finissant Premier et Deuxième, Premier et Troisième ou Deuxième et Troisième.

Le couplé ordre

Il faut sélectionner 2 chevaux par numéro de cheval qui finiront Premier et Deuxième dans l'ordre.

Le trio

Il faut trouver 3 chevaux par numéro de cheval qui finiront Premier, Deuxième et Troisième dans le désordre.

Le trio ordre

Il s'agit de trouver 3 chevaux par numéro de cheval qui finiront Premier, Deuxième et Troisième dans l'ordre.


Remerciements : Aki Akitani, Japan Racing Association (JRA)


  spacer  
RSS
eBook
Promotion
Voyages à la Carte
Météo
TOKYO
23°C
spacer spacer