
Reina et Alex se sont rencontrés dans une école de musique en 2004. La petite Reina venait juste d’arriver en France et ne parlait pas un mot de français. Tout ce qu’elle a retenu au premier jour de la rentrée de l’école, c’était les cheveux frisés d’Alex. Ils ont commencé à sortir ensemble depuis seulement 2 ans, car leur timidité les a empêchés de franchir le pas, malgré qu’ils soient tombés amoureux tous les deux dès la première rencontre. Cette timidité a créé un malentendu au départ : « Il (elle) ne m’aime pas ». La seule conversation qu’ils aient eue pendant leurs deux années d’études fut, « Ça va ? » « Oui »…
Mais le destin arrive en automne 2005. Une soirée entre amis de l’école et un petit verre d’alcool donnent à chacun la force d’avouer ses sentiments. Depuis ils sont devenus très proches l’un de l’autre. Lorsqu’on est un couple francojaponais, la différence culturelle devient souvent un thème de disputes. Mais Reina avoue que ces disputes sont aussi l’occasion de mieux comprendre chacun et approfondir leur relation.

Mizuki et Raoul se sont rencontrés dans une école de langue londonienne en 2001. Raoul s’approcha de Mizuki et dit : « Nihao-maa ! ». Mais, Mizuki ne répondit pas et s’enfuit… Ce fût leur première conversation. Par la suite ils se sont recroisés plusieurs fois dans des soirées entre amis de l’école et grâce au coup de pouce d’un de leurs amis, ils décidèrent de sortir ensemble.
Mais la relation entre une Japonaise et un Sénégalais n’est pas facile. Par exemple, Mizuki travaillait à l’époque dans un salon de coiffure, et le patron ne voulait pas de clients d’origines africaines, sous prétexte que son salon était réservé aux Européens et aux Asiatiques. Raoul en a un peu marre de dessiner la carte du monde à chaque fois que les gens lui demandent où se trouve le Sénégal…
Mais finalement, Mizuki et Raoul disent que leur rencontre leur a permis de s’ouvrir vers le monde extérieur et d’élargir le cercle d’amis.